La culture des plantes médicinales

Plantes medicinalesEn 1941, la suppression du métier d’herboriste fut accompagnée par une nouvelle législation interdisant la vente de plantes médicinales ailleurs qu’à la pharmacie. Une trentaine de plantes (verveine, lavande, gentiane) échappent pourtant à cette législation et sont en vente libre.

Les producteurs de plantes médicinales

En France, de nombreux producteurs sont spécialisés dans la culture des plantes médicinales qui peuvent aussi bien être destinées aux industries cosmétiques qu’aux industries alimentaires sans oublier, bien évidemment, les industries pharmaceutiques. Selon les producteurs (certains allient même les deux), ces cultures peuvent être traditionnelles et/ou biologiques. Suite à la cueillette, les différentes plantes peuvent être séchées ou congelées, tout dépend de l’usage auquel elles sont destinées. Bien entendu, ces producteurs se consacrent rarement à une seule espèce et produisent généralement en quantité industrielle. Bien que la culture des plantes médicinales relève d’un certain savoir-faire et de pratiques dûment réglementées, on est bien loin du travail de l’herboriste de naguère.

Phytothérapie et pharmacie

La phytothérapie est une science qui étudie et analyse les principes actifs des plantes et qui les utilise à bon escient pour soigner et guérir différents maux. Depuis les années quatre-vingt dix, elle connaît un grand succès, ce qui a évidemment accéléré la culture des plantes médicinales dans le monde. On peut considérer que la phytothérapie est une pratique ancestrale et aujourd’hui encore, dans de nombreux pays sous-développés, cette médicine traditionnelle constitue le seul moyen de médication. Si cet engouement pour les plantes médicinales s’explique par une volonté de revenir au naturel, on peut souligner que phytothérapie et pharmacie sont toujours intimement liées. En effet, les avancées pharmaceutiques sont rendues possibles grâce à l’analyse des vertus des plantes médicinales. Suite à ces recherches, des médicaments sont commercialisés soit sous la forme de médicaments pharmaceutiques, soit sous la forme de phytomédicaments. Aujourd’hui, les poudres, les tisanes et les gélules que l’on peut trouver dans le commerce font l’objet d’une législation et d’un contrôle très minutieux. Leur composition, parfois bien différente de celle de la médicine traditionnelle par les plantes, permet d’éviter d’éventuelles intoxications et surdoses car, contre toute attente, « naturel » n’est pas toujours synonyme de « bienfaisant ».

Image: Heike Brauer 2010

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